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Jacques Aron, auteur, entre autres, de Le sionisme n’est pas le judaïsme, essai sur le destin d’Israël
À partir de 1791, la perspective de l’émancipation des Juifs d’Europe semblait avoir éteint le rêve religieux ancestral du retour, surtout après l’échec du « messie » Sabbataï Tsevi (1626-1676). De grandes organisations s’étaient formées pour défendre l’octroi des droits civils aux citoyens juifs de tous les États (congrès de Berlin, 1878). L’assassinat du tsar en 1881, les pogroms et l’émigration massive qui suivirent déstabilisèrent les communautés les mieux intégrées et entraînèrent l’établissement de colonies de peuplement en Palestine. À partir de 1897, le sionisme politique, avec l’appui d’une fraction des autorités rabbiniques, s’insinua dans le jeu diplomatique des grandes puissances en Orient. En réaction, différents courants antisionistes se formèrent pour des raisons religieuses, sociales, politiques et culturelles très diverses. La conférence abordera avant tout l’attitude des communautés allemandes, dont la minorité sioniste tenta d’arracher la direction à la majorité de tendance libérale réformée. Une lutte interne en pleine ascension du nazisme.