Nous dénonçons vivement la tournure qu’a pris le débat sur l’extrême droite ce mardi 7 février à l’ULB. Nous sommes choqués qu’il ait été empêché dans ce lieu qui nous tient à cœur comme symbole, en particulier, de la libre expression et du débat démocratique.
Sans adhérer, loin s’en faut, aux valeurs prônées par le courant de Caroline Fourest, un courant laïciste radical, focalisé sur l’islam, nous sommes néanmoins perplexes sur ce que cherchent, dans le fond, ceux qui ont organisé ce chahut. Outre son côté provocateur voire suicidaire, faut-il aller chercher du côté de l’intolérance antidémocratique ou serait-ce une manière de rendre visible, au cœur même du symbole du libre examen, la transformation culturelle et sociale de la ville ?
Dans tous les cas, on ne peut souscrire aux formes qui empêchent le débat et la compréhension des uns et des autres, d’autant qu’il s’agissait ce soir-là de dénoncer une extrême-droite qui se veut fréquentable. Nous avons tous en mémoire, comme le rappelle Jean-Jacques Jespers dans Le Soir, des soirées houleuses et non moins joyeuses à l’ULB, au temps glorieux des années post- 68. Nous avons pu nous-mêmes être empêchés ou interdits de parole, voire même, comme Marcel Liebman, menacé de mort. Cela ne nous conduit pas à accepter de telles pratiques.
Le comité de l’UPJB
Union des Progressistes Juifs de Belgique