| Union des Progressistes Juifs de Belgique | |||||||||
| 61, rue de la Victoire, 1060 Bruxelles - Tel : 02.537.82.45 - upjb2@skynet.be | |||||||||
|
|
Edito |
|
|
A la Une |
|
|
Prochaines Activités |
X |
Edito |
19 mars 2012 : À Toulouse, des écoliers juifs et un adulte sont assassinés froidement à bout portant parce que Juifs. Le jeune meurtrier, français, quasi un voisin de l’établissement scolaire, prétend venger, au nom de l’Islam, des enfants Palestiniens tués à Gaza par l’armée israélienne. Il avait, auparavant, tué trois jeunes soldats de la République.
8 mars 2012 : Un imam d’une mosquée bruxelloise dénonce « la Journée des Femmes » parce que « d’invention juive ». Il martèle son prêche d’un « sus aux mécréants ». Ne semblait manquer à l’opprobre que les homos…
À Tunis, des milliers de Salafistes manifestent en vociférant « Mort aux Juifs ». Bonheur de la conquête de la liberté d’expression…
Nous n’allons pas ajouter nos interprétations aux interprétations. Qu’elles soient psychologiques, psychanalytiques, sociologiques, philosophiques, politiques ou autres… qu’elles soient inventives ou redondantes. En tous domaines et sur tous supports (papier ou internet), des hypothèses, élaborées dans l’après-coup, n’ont pas manqué de contextualiser et de vouloir expliquer le meurtre ou les mots assassins. Elles peuvent éclairer. Elles peuvent inscrire ces actes dans une biographie ou dans la bêtise et dans l’état du monde mais elles ne peuvent nous satisfaire, encore moins nous apaiser.
Et quand bien même chacun aurait sa grille de lecture, nous n’allons pas essayer, à notre tour, de comprendre, parce que nous sommes à la fois foudroyés par ces actes et ces paroles et quelque peu perdus dans nos approches. Pour nous, Juifs Progressistes, cette situation est une épreuve et nous n’avons pas de mal à dire notre désarroi ni notre espoir.
Nous avions intitulé « Nuance » un précédent éditorial. Eh bien, nous poursuivons et creusons ce sillon. Quels que soient les ricanements suffisants que ça a pu nous valoir de la part de ceux qui savent toujours et qui se refusent au doute et à la perplexité devant les transformations du monde.
À force de ne voir dans les conflits que leur dimension politique « rationalisable », il nous devient difficile d’ignorer les dimensions religieuses et idéologiques portées par des franges radicales et leur part haineuse à l’égard des Juifs, des femmes et des homos, cette trilogie honnie. Sans pour autant établir un lien de symétrie, on tue aussi, et on colonise, au nom de la religion juive. Quel était le ressort explicite de Ygal Amir, l’assassin de Yitzhak Rabin en 1995, et de l’assassinat collectif de Hebron au Tombeau des Patriarches (29 Palestiniens en prière) par Baruh Goldstein en 1994 ? Et la police des mœurs à Mea Shearim ne paraît pas plus douce que celle des rues de Téhéran. Ce n’est pas d’aujourd’hui que le cinéaste Amos Gitaï dénonce la mainmise religieuse intégriste en Israël. Et le Hamas est loin d’être plus réjouissant à Gaza…
« Manque de bol », nous a-t-on dit, après la connaissance du meurtrier de Toulouse, « votre angélisme en prend un coup, l’assassin ne surgissait pas de l’extrême-droite fasciste traditionnelle » ! Ce qui n’a pas empêché Zeev Sternhell, le politologue israélien spécialiste de l’extrême-droite fasciste et nationaliste en France, de rappeler combien il valait mieux être Juif qu’Arabe dans la France d’aujourd’hui.
Comment ne pas rappeler que, depuis un certain temps, chaque fois que l’UPJB appelle ses membres à se rendre à une manifestation de soutien aux droits du peuple palestinien, elle le fait sur une base commune des mots d’ordre formulés avant la manifestation avec les organisateurs tout en prescrivant à ses membres de quitter la manifestation aux moindres dérapages antisémites désormais redoutés.
Nous ne pouvons que faire nôtres les mots de Dominique Vidal publiés à la suite du drame de Toulouse : « (…) avons-nous été assez attentifs au poison instillé par ceux qui, au nom de la Palestine, distillent la haine du judaïsme et des Juifs comme par ceux qui, au nom d’Israël, sèment celle de l’Islam et des musulmans ? Aucune ambiguïté n’est plus tolérable. Cette horreur qui nous sidère doit constituer un signal d’alarme. À nous de l’entendre. »
Compliqué tout cela ? Oui c’est compliqué mais ça ne devrait pas nous mener à désespérer d’une possibilité d’un vivre-ensemble qui reste la boussole du plus grand nombre, dans quelque identité collective qu’il se reconnaisse.
X |
Prochaines Activités |
Nathalie Chauvier, de la section « Tautin » de l’UJJP, est née à Moscou (URSS) le 20 juillet 1964, où elle a vécu ses cinq premières années d’enfance.
Elle a étudié la philologie slave à l’Université Libre de Bruxelles et accompli des séjours en URSS, en Russie, en Ukraine, en Pologne, en Slovaquie, en Grèce et en Tunisie. L’essentiel de son œuvre poétique fut écrit dans les années 1980, au cours desquelles elle anima également un atelier d’écriture et la revue littéraire "Archiducs 3" à Bruxelles. Elle est décédée le 2 janvier 2001.
L’ouvrage publié chez Maelström permet de traverser les étapes successives de sa création, de l’adolescence à l’âge adulte.
Il comprend également une note biographique et une postface de souvenirs de Dirk Diederich, qui fut son compagnon d’études, de voyages et au sein d’"Archiducs 3".
POESIES de Nathalie Chauvier
Peut être commandé et est disponible à la boutique MAELSTRÖM à Bruxelles
Chaussée de Wavre, 364 (piétonnier place Jourdan)
B-1040 Etterbeek | tél. +32(0)2.230.40.07
mail : maelstrom414@maelstromreevolution.org
http://www.maelstromreevolution.org/pages/FRA/prodotto.asp ?ProdottoID=265&Famiglia
Ouverture : Mercredi au Samedi 14h01>19h04 ou sur rendez-vous
Un texte parmi d’autres :
A l’occasion de la sortie du livre
MA MÈRE DORMAIT SUR DE LA DYNAMITE
La Maison du Livre et la Bibliothèque communale de Saint-Gilles à un entretien littéraire et amical entre Ignace Lapiower et Françoise Lalande
Avec ces Modestes mémoires d’un Juif Partisan armé de Belgique juste parues aux Editions du Cerisier, Ignace Lapiower dévoile une face inhabituelle de la Résistance. Loin du mythe héroïque construit au fil du temps, il éclaire le combat de ces jeunes gens, confrontés au jour le jour à une réalité à la fois prosaïque et exceptionnelle, et qui se battaient pour un monde meilleur.
Françoise Lalande vit à Tunis. Elle est l’auteure d’une douzaine de livres - romans, nouvelles et biographies. Son dernier roman, Nous veillerons ensemble sur le sommeil des hommes, vient de paraître aux Editions Luce Wilquin.
Le 24 mai prochain, le chanteur accordéoniste canadien Geoff Berner, illustre représentant du "Klezmo- Punk" accompagné par les Liégois pas forcément plus sages de Klezmic Zirkus : Aurélie Charneux (clarinette) et Adrien Lambinet (trombone), jouera de l’accordéon et entraînera le public en musique et paroles dans un tourbillon d’émotions. De la folie, du chaos en passant par l’ivresse et le groove aux rires psychotiques, les concerts de Geoff sont un éclectisme musical dont vous sortirez conquis.
Prix d’entrée : 10 euros
Réservation 02.500.88.27 ou edu@mjb-jmb.org
La communauté juive s’inquiète de plus en plus de la recrudescence de l’antisémitisme en Europe et en Belgique. Elle manifeste un scepticisme croissant à l’égard des outils juridiques et institutionnels existants de lutte contre le racisme, et parfois même un rejet pur et simple de ces outils. Le Centre pour l’égalité des chances a été pris dans la tourmente l’automne dernier. Comment expliquer cette double rupture de confiance ?
Au-delà des questions de conjoncture, il s’agira de s’interroger sur les dispositifs de lutte contre l’antisémitisme aujourd’hui, sur le plan juridique (l’arsenal légal est-il suffisant ? Peut-on faire avancer la jurisprudence ?) sur le plan politique (que peuvent les autorités publiques ? Quid de la montée du populisme et du ou des communautarismes(s) ?) comme sur le plan sociétal (peut-on parler de « nouvelles » formes d’antisémitisme, et si oui, comment les contrer ? ).
Édouard Delruelle est professeur de philosophie politique à l’Université de Liège. Il a consacré sa thèse de doctorat à la question juive chez H. Arendt. Depuis 2007, il est directeur-adjoint du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme. Il a également été Rapporteur de la Commission du dialogue interculturel (2005) et membre du Comité de pilotage des Assises de l’interculturalité (2010).
Le prodige de la clarinette klezmer est de retour. Révélé il y a trois ans avec son premier album « New King of Klezmer Clarinet » sur lequel il enfilait avec aisance le costume clinquant de son idole, le gangster musical Naftule Brandwein, Yom nous revient accompagné de son nouveau groupe les Wonder Rabbis.
Avec ce nouveau projet, Yom se met plus que jamais à nu... pour découvrir que sous sa chemise se cache le costume d’un super héros venu répandre son amour pour la musique, qu’elle vienne d’Europe de l’Est ou d’influences plus électriques et actuelles afin de faire encore une fois évoluer la seule passion qui lui donne tant de pouvoirs : le klezmer.
Entouré de Manuel Peskine au clavier, Sylvain Daniel à la basse et d’Emiliano Turi à la batterie, Yom trace une cartographie musicale de l’Europe de l’Est. Le son, les lignes mélodiques, les harmonies, sont repensés dans des styles roumains, turcs et bulgares. Yom s’autorise également un voyage dans le temps et s’inspire des grandes références de son adolescence telles que Mogwaï, Kraftwerk ou encore Radiohead. Ce cocktail explosif, résolument plus rock, marque une volonté d’ouverture du klezmer.
Yom & The Wonder Rabbis LIVE - Picnic in Tchernobyl
P.A.F. : 12/13/14 euros
Espace Senghor
366 chaussée de Wavre
1040 Bruxelles
Info & réservations :
du lundi au vendredi de 9h à 17h30
02 230 31 40
info@senghor.be
Sous la conduite de son conservateur, M. Erwin Joos, auteur de nombreux ouvrages sur le peintre.
Eugène Van Mieghem (1875-1930), issu de milieu modeste, ayant lui-même connu la misère, élève de l’Académie d’Anvers, où il prit connaissance des œuvres de Van Gogh, Seurat, Toulouse-Lautrec, etc., devint le peintre du port et de ses travailleurs. Son père tenait café près de l’embarcadère des émigrés partant pour l’Amérique sur les navires de la Red Star Line. Il laissa ainsi de nombreux témoignages sur l’émigration des Juifs de l’Est de l’Europe qui empruntèrent ce chemin. Les collections du musée occupent la maison d’un ancien échevin de la ville, au remarquable décor art nouveau, auquel nous aurons également accès. La visite dure environ 2h. Promenade libre dans le port après la visite. À proximité du nouveau MAS (Museum aan de Schelde) et du futur musée de la Red Star Line.
Ernest Van Dijckkaai 9, Anvers (à deux minutes de l’hôtel de ville et à 5 minutes de la Groenplaats)
PAF : 10 euros maximum, selon le nombre de participants
Inscription auprès du secrétariat de l’UPJB 02.537.82.45 – upjb2@skynet.be
X |
A la Une |
| Avec le soutien de | ||
|
la Direction Générale de la Culture
le Service de l’Education Permanente |